Etude Géophysique

En septembre 2012, Florence Viot, étudiante en Master 2 Archéo-Géosciences à l’Université de Bourgogne, sous la direction de Jean-Pierre Garcia, Ronan Steinmann et Marion Foucher, a débuté une étude géophysique sur les jardins du château. 

 

Le but de ce travail est d’obtenir des images du sous-sol permettant de reconstituer les différents états d’aménagement du jardin, en mettant en évidence les éléments naturels (formations superficielles : éboulis, etc.) et anthropiques (allées, parterres, remblais, etc.).

 

L'enjeu est également d'essayer de comprendre le fonctionnement souterrain du réseau hydraulique.  

 

Plusieurs appareils sont nécessaires pour réaliser des prospections géophysiques :

- Un magnétomètre qui réalise des cartes.

- Un Syscal, dispositif électrique qui réalise des coupes.

 

 

Le magnétomètre est constitué de deux capteurs à vapeur de césium qui permettent de mesurer la susceptibilité magnétique des objets contenus dans le sous-sol, en faisant la différence entre le champ magnétique global (mesuré par le capteur du haut) et le champ magnétique local (mesuré par le capteur du bas).

 

Cette méthode très sensible permet donc de représenter ces anomalies sur une carte et ainsi d’identifier des variations de lithologie, mais aussi de détecter la présence d’objets.

 

Les objets  en métal perturbent fortement ce champ magnétique local et brouillent le signal aux alentours. Ainsi, dans le choix des zones à prospecter, il faut tenir compte de la proximité d’éléments métalliques (plaques des regards des réseaux enterrés, lignes électriques à haute tension).

 

 

 

Le Syscal est un appareil de mesure de la résistivité électrique apparente du sous-sol, qui correspond à la capacité de la matière à résister au passage d’un courant électrique.

 

Il est composé de deux séries de 24 électrodes plantées dans le sol sur une ligne droite, reliées par un câble à un ordinateur qui va programmer les différents dispositifs de mesures possibles. Ces électrodes (reliées aussi à une batterie) injectent du courant et mesurent la réponse du sous-sol.

 

De ce fait, il est possible de mettre en évidence des hétérogénéités en profondeur. Plus les électrodes sont écartées, plus la mesure est profonde mais moins elles est précise.

 

Malgré sa sensibilité au métal, cette méthode donne cependant des coupes précises et fiables du sous-sol.

 


 

Toutes les données recueillies sont ensuite représentées sur un SIG (Système d’Information Géographique) à l’aide des relevés GPS effectués sur le terrain.

 

 

Exemples d'images obtenues